Les bijoux font partie de l'héritage créole depuis le 17ème siècle et sont le métissage des savoir-faire et des techniques africains et européens.
lls portent des noms très symboliques inspirés de l'histoire, de la faune ou de la flore locale : pomme cannelle, "tété négresse", chaîne torsadée, collier gros sirop, chaîne forçat, collier grain d'or, broche "nid de guêpe", collier chou, etc.
Aujourd'hui encore, les femmes antillaises adorent porter leurs plus beaux bijoux lors d'événements familiaux, de soirées ou tout simplement dans la vie de tous les jours.

La coiffe, accessoire du costume, reflètait soit la situation sociale soit les circconstances de la vie. Les bijoux, autres accessoires indispensables, étaient eux aussi un élément permettant d'identifier la situation sociale de la femme qui les portait.

Autrefois les tenues des femmes étaient :
"La Grand' Robe", toujours réalisée dans un tissus coloré ou brillant, elle était portée avec un jupon et une cape de la même teinte.
"La Douillette", robe de tous les jours, elle était constituée d'un jupon, d'une robe sérrée à la taille en cotonnade fleurie, à carreaux ou à rayures.
"La Titane", vêtement porté par les courtisanes de l'époque. Provocante, elles n'hésitaient pas à porter une chemise en dentelle largement échancrée sur la poitrine et découvrant leurs épaules.
"La Cotonnade", en madras calandée, elle pouvait être en velours ou en satin les jours de fête.

Vous pourrez admirer toute la beauté des costumes créoles lors des prestations du Grand Ballet de la Martinique.