La commune de Macouba, située à l'extrême nord-est de la Martinique, au sommet d'une falaise, tient son nom d'une sorte de petite raie d'eau douce à la peau noire et à la chair blanche, le macouba appelé plus simplement têtard, et qui régalait déjà le père Labat, curé de la Paroisse en 1694.

Cachant le superbe cimetière marin accroché à la falaise, la petite église Sainte-Anne du XVIIe siècle souvent restaurée ne date plus de l'époque du bouillant dominicain, mais sa charpente de bois montée à la façon des coques de navires témoigne de l'ingéniosité des charpentiers de marine. Si le dépeuplement de Macouba s'est accusé ces dernières années, il faut savoir que les effectifs de la petite paroisse désespéraient déjà un observateur de 1743 qui n'enregistrait dans le quartier qu'une cinquantaine de foyers et qui plus est, parmi les plus pauvres de l'île. Pourtant, la paroisse de Potiche (son nom d'alors donné par l'habitant du quartier voisin de Grand-Rivière) connut l'âge d'or de la culture du tabac avant de devenir le domaine de grandes habitations sucrières au XVIIIème et au XlXème siècles. Ses plantations de cacao et de café furent également réputées au XIXème siècle.

Après la libération des esclaves en 1848, la terre travaillée par les nouveaux venus des Indes, apporta une richesse relative à la commune.  Aujourd'hui, environ 1600 Macoubéins sont répartis sur les 1693 hectares de la commune. Les bananeraies recouvrent la région et des habitations traditionnelles la plus connue est Fonds Préville, dont le fameux rhum "JM Crassous de Médeuil", la fierté de Macouba.