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TouristMartinique

La cathédrale Saint-Louis

Sa construction primitive remonte à 1671. La première église est bâtie de fourches et de roseaux. 

En 1674, elle est incendiée par les troupes de l'amiral Ruyter qui tentent de s'emparer de l'île. Elle est reconstruite en pierres sous l'impulsion du Comte de Blénac gouverneur général de l'île à l'époque, et considéré comme le véritable fondateur de la ville du fort Royal qui céda son nom à Fort-de-France.

En 1766 elle est à nouveau détruite par un raz-de-marée particulièrement dévastateur qui n'épargna presque rien sur son passage.
Reconstruite à nouveau elle est l'une des rares constructions qui résista au fameux tremblement de terre de 1839.

Le 22 juin 1890 un grand incendie dévaste Fort-de-France ;la cathédrale est la proie des flammes. Le cyclone de 1891 parachèvera la démolition. 

ImageC'est à l'architecte Henri Picq qu'il échoit la mission de concevoir une église capable de résister au feu, aux tremblements de terre et aux cyclones.
Une armature métallique originale est imbriquée à l'édifice et supporte l'ensemble de la construction qui n'est pas sans rappeler la conception de la Bibliothèque Schoelcher, oeuvre du même architecte.

La nouvelle cathédrale est inaugurée le 2 juillet 1895.

En 1953 un tremblement de terre va sérieusement endommager la cathédrale qui sera alors pour la sixième fois reconstruite.
Elle sera inaugurée dans sa dernière version en 1982.

La cathédrale Saint-Louis est un vrai petit chef-d'oeuvre qui fait la fierté des foyalais. 

Elle est visitée, chaque année par des milliers de touristes. L'histoire de la ville et de la cathédrale est racontée par les vitraux qui apaisent la lumière du soleil qui pénètre dans l'édifice.

La nef très belle, en berceau, est bordée de trois baies surmontées de tribunes.

Au-dessus du porche une grande rosace apporte une douce lumière à l'intérieur.

Les voûtes transversales sont soutenues par des colonnes terminées par des chapiteaux corinthiens.
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La chaîne des piliers de la nef date de la fin du XIXe siècle. D'une rare beauté, et particulièrement photographiée comme l'autel en marbre du choeur, elle mérite le détour.

Plusieurs gouverneurs généraux ont été inhumés dans le choeur de l'église comme le rappelle une plaque commémorative datant de 1936.

R.R