Esclavage et empoisonnement
Du début du XVIIIe siècle jusqu'à l'abolition de l'esclavage, si l'avortement et le marronage sont considérés comme des vices inhérents à l'esclavage, l'empoisonnement apparaît, surtout à la Martinique, comme le plus redoutable fléau. «C'est une croyance générale aux Antilles Françaises et particulièrement à la Martinique, que les nègres ont un goût, un penchant, une passion pour empoisonner » dit le docteur Rufz de Lavison. Toute mort suspecte d'animaux ou d'esclaves, et dont la cause n'apparaît pas avec évidence, est due au poison ! « La folie, les fièvres pernicieuses, poison ! le mal d' estomac, poison ! la phtisie, poison ! les ulcères poison !» La Martinique apparaît, aux yeux des colons et des voyageurs, comme une île où les nègres esclaves n'ont qu'une rage : tuer leurs congénères en commençant par leur propre famille et aussi les bêtes de l'habitation car leur objectif est la ruine de leurs maîtres.
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Flibustiers Corsaires et Pirates
L'histoire des Antilles foisonne de récits (de corsaires, de pirates, de flibustiers et de boucaniers, que l'imaginaire a amalgamé et dont les images mythiques se sont formées jusqu'à nous parvenir auréolées de prestige. Mais, qui étaient-ils en réalité, pourquoi un tel essor dans notre région ? Quels étaient les membres les plus en vue de la profession dont le but commun a été de sillonner ou de ravager la mer des Caraïbes, le Golfe du Mexique, l'océan Atlantique pour l'or, la gloire ou l'aventure ? Si l'on en croit Philippe Gosse dans son Histoire de la Piraterie, même s'il existe des différences entre Corsaires, Pirates et Boucaniers, elle n'est pas des plus faciles à déterminer pour certains.
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Flibustiers, Corsaires et Pirates (suite)
De nombreuses figures se distinguèrent soit par leur cruauté, ou leur sadisme, soit par leurs exploits, soit aussi par les conditions même les ayant conduit à la piraterie, comme Bartholomé le Portugais, Monthar l'exterminateur, Rock Brasiliano, Lewis Scott l'anglais, mais surtout, l'Olonois, l'une des plus cruelles et la plus impitoyable des canailles, « (...) qui se vantait de n'avoir jamais épargné la vie d'un prisonnier ». L.'Olonois avait conçu un nouveau plan qui consistait non pas à attaquer les navires espagnols mais à faire des raids sur les lieux d'origine des richesses: les colonies espagnoles (la ville de Maracaïbo au Vénézuela notamment) .
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La pêche aux Antilles, il y a 300 ans
1700. PERE LABAT Extrait de son Nouveau Voyage aux Isles de l'Amérique. Nous n'avons aux Isles que cinq ou six manières de pêcher : la senne, la ligne, la traisne, le harpon et la nasse. J'ai parlé des deux dernières dans la première partie de ces Mémoires, en parlant des Tortues à la pêche desquelles on emploie le harpon aussi bien que pour le Lamentin, les grosses Raies ; et lorsqu'on est en haute mer, pour les Dorades, les Germons, les Souffleurs et autres poissons semblables ; il faut à présent parler des trois autres instruments dont nous nous servons pour la pêche.
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Le sucre, l'esclavage et la traitre des nègres
Quand Jean-Baptiste Du Tertre écrit son « Histoire Générale des Antilles habitées par les Français», nous sommes à un tournant capital de l'histoire des Antilles. Les années 1660 constituent une période clef on assiste à la mise en place du système esclavagiste. Le sucre devient en même temps la raison (ratio) et le moteur du maintien des colonies antillaises en tant que telles.
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Martinique Paradis du Rhum
Deux ecclésiastiques, le père Labat et le père Dutertre sont intimement liés à l'origine du rhum au 17e siècle. Certains historiens accordent volontiers la paternité du rhum au père Labat qui contribua à l'amélioration de sa production en faisant venir de France un alambic plus perfectionné et plus rentable que le précèdent. Le "tafia" produit à cette époque commença à concurrencer les alcools de vin. Mais il faudra attendre le 19eme siècle pour assister à une véritable explosion du rhum à la Martinique. Nous sommes en 1880, la Martinique traverse sa seconde crise sucrière. Elle se prolongera jusqu'en 1910. De nombreuses sucreries choisiront de se convertir en rhumeries, abandonnant le sucre confronté à une baisse du cours mondial. L'Europe connaît à la même époque une catastrophe. La maladie du Phylloxéra détruit les vignes et la production d'alcool de vin est réduite à néant. Un second malheur s'abat sur l'Europe avec la première guerre mondiale qui va générer des besoins en alcool.
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Origine des goûts et arômes des rhums Martinique
Les plus anciens auteurs ayant décrit les premières eaux-de-vie de canne (comme Du Tertre) ont toujours souligné la présence marginale, conjointement au tafia de mélasse, d'un rhum « habitant », issu du seul jus de canne après broyage, en vantant son goût exceptionnel comparativement au premier. Cette qualité a valu au rhum "habitant", aujourd'hui appelé rhum "agricole", de subsister malgré les crises sucrières et de s'affirmer en 1996 par l'obtention de l'A.O.C. Cette récompense s'attache au produit de terroir, englobant divers éléments, plus ou moins interdépendants, agissant sur le produit final. Leur contribution aromatique s'effectue depuis la matière première jusqu'à sa transformation.
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Relations commerciales avec le Canada
Ph. May explique les débuts difficiles du commerce antillais vers la métropole et la nécessité du Pacte Colonial (1665) afin d'empêcher que les produits antillais ne partent à l'étranger, particulièrement dans les Pays-Bas. Mais une des obligations du Pacte contraint la métropole de satisfaire à tous les besoins des colons. Ceci s'avère difficile et au cours du 17e siècle, la colonie naissante, connaît des moments de famine. Il faut y remédier. Un de ces remèdes sera l'établissement d'un courant commercial avec le canada.
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