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Culture

Le costume traditionnel et les bijoux créoles

Les bijoux font partie de l'héritage créole depuis le 17ème siècle et sont le métissage des savoir-faire et des techniques africains et européens.
lls portent des noms très symboliques inspirés de l'histoire, de la faune ou de la flore locale : pomme cannelle, "tété négresse", chaîne torsadée, collier gros sirop, chaîne forçat, collier grain d'or, broche "nid de guêpe", collier chou, etc.
Aujourd'hui encore, les femmes antillaises adorent porter leurs plus beaux bijoux lors d'événements familiaux, de soirées ou tout simplement dans la vie de tous les jours.

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Les Bijoux Créoles

Superbes et fascinants, les bijoux sont aussi vieux que l'homme : apparus en effet dès l'âge de la pierre, les parures sont présentes dans toutes les civilisations.
D'abord colliers de coquillages, bracelets en dents d'animaux, l'art de la bijouterie a employé de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux parallèlement à l'accroissement des connaissances : l'or et l'ambre ont été travaillés dès l'âge du bronze, et l'argent à l'âge du fer.
Maîtrisé donc depuis la plus haute Antiquité, l'art du bijou a évolué par l'alternance ou l'amalgame de différents styles.

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Les combats de coqs

C'est une des distractions les plus typiques des Antilles, même si on la trouve dans d'autres contrées. La plupart des bourgs ont un « pitt » (sorte d'arène plus ou moins rustique, plus ou moins luxueuse, où se livrent les combats) et il existe de véritables « écuries ». La renommée de certains éleveurs professionnels s'étend parfois aux confins de la Caraïbe. L'engouement est tel qu'il a fallu réglementer les combats et surtout les paris qui les accompagnent.

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La littérature créole

Durant toute la période esclavagiste et même au-delà, seuls les Blancs créoles sont en mesure d'écrire. Et le moins que l'on puisse dire est que leurs oeuvres sont d'une grande médiocrité (esthétique et surtout, les deux allant peut-être de pair, humaine). A de rares exceptions près, comme celle du poète élégiaque de la fin du XVllle siècle, Nicolas-Germain Léonard, sensible aux malheurs.des esclaves et à la dureté de ses compatriotes, et plus tard, après l'Abolition, celle du poète guadeloupéen Octave Giraud (Fleurs des Antilles, 1862), elles sont toutes militantes et plaident ouvertement ou hypocritement en faveur du maintien de l'esclavage.

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Notes sur le costume créole

Le premier texte cité sera celui, classique, du R. P. Du Tertre.
Le R. P. Du Tertre note dans son " HISTOIRE GENERALE DES ANTILLES ", les premiers habits :
"le luxe est grand dans les Isles, l'on est surtout fort curieux de beau linge, parce que la pluspart ne portent point de pourpoint : ils ont des chemises de toile de Hollande, fort belles, avec des cravates au col, qui ont plus d'une aune et demi de longueur. Les hauts de chausses sont de quelque beau drap ou de quelque belle serge brodée de passements d'or ou d'argent, ou chargez de quantité de galands.

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La maison antillaise (suite)

Une épaisse couverture de feuilles en rendait le séjour plus agréable que celui des chaumières de France, au dire des anciens chroniqueurs. A la fin du siècle, le P. Labat signale le matériau idéal pour ce genre de construction : le palmiste, dont le tronc brûlé seulement à l'extrémité qu'on enfonce dans le sol, fournit les poteaux ; fendu en deux, il procure encore sablières, sol, faîtages et chevrons ; fendu en huit ou dix parties, il donne des lattes où l'on peut tailler les chevilles qui les fixent ; les feuilles reliées ensemble par leurs folioles tresées sont les tuiles végétales les plus résistantes puisqu'elles peuvent tenir le toit de 8 à 10 ans. La case comportait ordinairement trois pièces, une salle, une chambre et un garde-manger, ce dernier de, tradition européenne, a disparu plus tard. (nota Bertrand : on observe la même disposition dans les cases caraïbes décrites par le R. P. Du Tertre).

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Chanson des Antilles

On a dit qu'Adieu Foulard, Adieu Madras est considéré comme le chant national des Antilles. Disons plutôt que ce chant a beaucoup de succès et comparons-le au très connu « Ce n'est qu'un au revoir » si aimé des Anglais.
Ce chant vieux d'à peu près deux siècles, et toujours aimé, on le dit composé à la Martinique, mais on l'attribue plus souvent à un compositeur guadeloupéen et particulièrement au Marquis de Bouillé, qui fut gouverneur d'abord à la Martinique, ensuite à la Guadeloupe à la fin du xvme siècle. Son style l'apparente aux berceuses de ce siècle. Lafcadio Hearn, qui habita seulement la Martinique et qui a écrit avec sérieux sur cette île a recueilli une version d'Adieu Foulard, Adieu Madras vers 1888.

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